Nava Meron

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13 septembre 2012 | Carnet de terrain à Elad, Israël


« Une famille pour toi c’est pas ce qu’est la famille pour moi » me dit mon interlocuteur, voulant dire que le foyer moyen à Elad, celui que je ne connais pas, contient entre six et dix enfants. Alors que celui que je connais ne va que rarement au delà de six membres au total. Une telle taille de foyer nécessite forcément plus d’espace. La taille moyenne des appartements à Elad est supérieure à ailleurs mais cela ne suffit pas.

La séparation entre genres se fait tôt, dès le plus jeune âge. Une chambre pour les garçons, l’autre pour les filles, l’âge importe peu, dès que le nourrisson n’est plus sous la surveillance de ses parents, il est sous celle de ses ainés. Cette fraternité étalée dans les divers âges se traduit par beaucoup de temps passé ensemble ainsi que beaucoup de responsabilités déléguées. Les ainés occupent et s’occupent beaucoup des plus jeunes. Le square est rempli de bambins mais pas de mamans et encore moins de papas. Ce sont les grandes sœurs mais aussi les moins grands qui gèrent les petits. Il est commun de voir deux ou trois enfants de moins de cinq ans traverser la rue par eux-mêmes pour se rendre au jardin le plus proche.

En plus de la difficulté liée à la densité (rapport entre le nombre de personnes et l’espace limité) s’ajoute le besoin de diviser cet espace en masculin féminin. Le manque d’espace est évident. Le service d’ingénierie et d’urbanisme de la ville est débordé de demandes d’autorisations pour agrandir les appartements. Certaines demandes sont traitées, peu sont autorisées et l’on trouve beaucoup d’improvisations comme réponse à ce manque d’espace. Pas beaucoup de transparence à ce sujet, là encore plus qu’ailleurs, on ne peut poser de questions. « Si tu connais quelqu’un à la mairie, tu peux faire ce que tu veux » me dit mon interlocutrice, ce qui veut tout dire de la manière la moins engagée et la moins détaillée possible. Ce genre de phrases ne peut m’avancer en rien car la marge d’interprétation est trop vaste. Exemple, quand je lui demande ce que fait son mari, elle me répond : "il travaille à la maison, c’est un bon juif"… difficile de percer dans cet univers.

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