Alessia de Biase (dir.), Jean Michel Lucas (dir.), Jean-Yves Petiteau (dir.), Nava Meron

Histoire au présent : analyse du processus de définition du programme du 104 de la rue d’Aubervilliers

Financeur : Direction des affaires culturelles, Ville de Paris
Coordination : Alessia de Biase, Jean Michel Lucas, Jean-Yves Petiteau
Équipe : Nava Meron
Date : 2003-2004

Ce travail accompagne, au présent et au sein de la maîtrise d’ouvrage, l’invention d’une démarche où le projet artistique est indissociable du processus d’aménagement.

Trois approches complémentaires entreront en dialogue tout au long de ce travail d’observation :

1-La première observation concerne la dynamique des acteurs durant ce processus.
- L’identification de leur position dans le contexte de l’opération, et des stratégies dont ils sont porteurs,
- La dynamique et la nature des échanges ou de leur position dans le déroulement du processus (Ces échanges relèvent plus de la tactique que de la stratégie, Cf. Michel de Certeau),
- L’évolution de la maîtrise d’ouvrage au fur et à mesure de l’engagement et de la prise de position des acteurs concernés.
Cette analyse relève plus directement de la sociologie (Jean Yves Petiteau).

2-Simultanément, l’observation portera sur la dimension symbolique du territoire sur lequel l’équipement est implanté.
- Cette observation n’est pas un relevé statique, elle cherche à identifier des enjeux dynamiques, portés par des réseaux formels ou informels, dont la raison d’être peut à première vue, sembler étrangère au projet du 104. Mais qui peuvent faciliter ou bloquer le processus de sa réalisation.
La méthode relève ici de l’anthropologie (Alessia de Biase avec Nava Meron).

3- La position des acteurs et des institutions engagées sera passée au filtre d’une analyse les confrontant avec les outils institutionnels des politiques publiques.
Cette confrontation joue le rôle d’un principe de réalité : il s’agit, après les lois : Voynet, Chevènement, S.R.U., d’évaluer la capacité au changement de la maîtrise d’ouvrage.
Cette évaluation est capitale pour aborder le processus de décision :
Le projet du 104 de la rue d’Aubervilliers, de par sa complexité, et son caractère innovant, peut être l’analyseur de la politique publique concernant la mise en place d’un processus générateur d’une dynamique inédite entre la création artistique et les mutations engagées par l’aménagement d’un territoire.
Cette analyse particulière n’est possible qu’en interrogeant une approche globale de la politique publique.
Cette approche est celle de l’analyse institutionnelle (Jean-Michel Lucas).

Le succès du 104, rue d’Aubervilliers repose sur la maîtrise d’une articulation entre politique publique et conditions de travail de l’artiste.

Ces trois approches méthodologiques recouvrent trois champs définissant trois terrains d’observation.

1-Le XIXe arrondissement pour l’observation anthropologique centrée sur les pratiques symboliques des habitants et des réseaux,

2- Le XIXe arrondissement et le Nord Est parisien pour le repérage des lignes de force susceptibles de se mobiliser sur ces territoires,

3- Les ateliers réunissant experts, acteurs et décideurs (élus et responsables de l’administration centrale). L’analyse porte sur l’évaluation et l’articulation des organismes et institutions concernées par le jeu des acteurs.

Cette observation doit être menée de pair sur ces trois champs afin de croiser et valider les différents enjeux.

Méthodes et postures des chercheurs in situ

Parcours, observations, rencontres d’habitants et d’acteurs dans le XIXe arrondissement et autour,

Réalisation d’entretiens approfondis d’habitants, acteurs, élus, experts, artistes, concernés par le projet ou le territoire (20 à 40 interviews),

Analyse des échanges et des enjeux à partir de l’observation, l’enregistrement, audio et /ou vidéo des ateliers, et des six réunions concernant le comité de pilotage, le recadrage du pré-programme et la sélection de l’équipe lauréate ,

Réalisation de six itinéraires représentatifs de différentes lectures du territoire : par des élus, habitants, acteurs, artistes… et lecture de ces itinéraires dans les ateliers programmés avant Janvier 2004,

Les résultats de cette analyse in situ seront livrés et discutés aux différentes réunions rassemblant les acteurs et experts.

Voir le rapport final Questionner les malentendus. Notes anthropologiques pour le 104

EN LIEN AVEC LE CHANTIER DE RÉFLEXION
Le travail du temps dans la ville contemporaine

Alessia de Biase (dir.), Nancy Ottaviano, Piero Zanini

Qualifier la transformation

ou comment se projette l’idée de qualité de vie dans le futur Grand Paris

Alessia de Biase (dir.), Giulia Mensitieri, Alice Sotgia

EAPCV ❘ BX

Etude anthropologique pour le centre ville de Bordeaux

Alessia de Biase (dir.), Eric La Casa, Thierry Lafont, (...)

Rayonnements

Essai de redéfinition de territoires culturels en Ile-de-France

Alessia de Biase (dir.), Sandra Parvu (dir.), Alice Sotgia (dir.), (...)

Observatoire du Grand Paris : 3# Les temps en jeu. Passé, présent et futur dans le devenir de la métropole parisienne

Journée d’études, le 10 mai 2012 à l’ENSAPLV

Claudia Faraone (dir.)

Observer l’absence de la vie dans l’espace urbain : à la recherche de la ville disparue

2010-2011

Alessia de Biase (dir.), Alain Guez (dir.), Chris Younès (dir.)

Séminaire de recherche du programme 3 du LAVUE

2010-11, Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette, UMR LAVUE 7218 CNRS

Alfonso Femia, Alain Guez, Gianluca Peluffo

« Chronotopie du projet de l’îlot de la poste centrale de Paris »

Sandra Parvu, Alice Sotgia

« L’histoire en projet. La part du récit dans la construction et la rénovation de la cité des 4000 à La Courneuve »

Véronique Zamant

« Aux marges de la patrimonialisation. De la reconnaissance d’un panorama à la gestion d’un paysage culturel »