Franco La Cecla, Piero Zanini

Una morale per la vita di tutti i giorni

éditions Elèuthera, Milan, 2012, 120 p.

La morale quotidienne se forme dans ces espaces où les individus donnent sens aux faits de la vie en improvisant des accords inédits qui après deviennent rythmes, habitudes et attentes. Des ré-élaborations "ici et maintenant" de savoirs comme l’art de jouir, de souffrir, de tisser relations, d’imaginer des futurs.

Quelles règles l’on se donne quand on vit dans un même lieux ? En observant la vie quotidienne en Sicile comme en Nouvelle-Guinée, on s’aperçoit qu’existent des formes d’accords non écrits sur lesquels une réciprocité se constitue. Une forme de morale, élastique, qui nuance dans un art du vivre. Si cette morale manque, ou si elle se perd, comme peut arriver dans les société en crise, alors l’idée de loi, d’éthique, des droits humains, reste sans prise. Les sociétés savent produire leurs propres règles de vie en commun et elles sont capables de les changer et de les adapter aux transformations qui les renversent. Une connaissance anthropologique et une vision non humiliante de la vie quotidienne - une vision qui ne croit pas à l’individu isolé et non plus au pouvoir suprême des institutions - nous ouvre un fresque colorée et vif de comment les gens se démêlent pour cohabiter et pour construire ses propres jours ensemble.

Table de matières

1. Ça arrive a celui qui voyage
2. Les règles du rien faire
3. Les règles des autres
4. Quelqu’un frappe à la porte
5. Cœurs turbulents
6. Un éthique ordinaire
7. S’agit-il vraiment d’une morale ?
8. Mais quelle espèce de morale est-elle ?
9. Une parenthèse
10. Tabou
11. Cambia, todo cambia
12. Làgrimas, tormentos
13. D’autres tourments : cette fois-ci plus familiers
14. Une question d’échelle : encore « mente locale » ?
15. Droits : humains ?
16. Éthique ordinaire et esthétique
17. L’impertinence

Franco La Cecla a enseigné anthropologie en Italie, en France, en Espagne et aux États-Unis. Auteur de plusieurs essais, il a publié chez elèuthera entre autre Mente locale et Modi Bruschi (tr. fr. Ce qui fait un homme, 2002) et chez Bollati-Boringhieri Contro l’architettura (tr. fr. Contre l’architecture, 2010). En tant que réalisateur, son documentaire In altro mare, a été lauréat en 2011 au San Francisco Film Festival.

Piero Zanini est chercheur au Laboratoire Architecture-Anthropologies de l’Ecole Nationale Superiéure de Paris-La-Villette. Pour les éditions Bruno Mondadori a publié Significati del confine et Lo stretto indispensabile (con F. La Cecla). En 2004 a été récompensé (avec A. Linke) à l’IX Biennale d’Architecture de Venise pour un travail sur les transformations du paysage alpin.