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Chantiers de réflexion 2013-2021

Figures de l’engagement

Coordination : Cristina Rossi

En anthropologie, la question de l’engagement du chercheur fait l’objet de nombreuses réflexions et débats. D’une part, l’immersion profonde et prolongée dans le terrain est nécessaire à la production des données et à la construction d’un savoir qui vise à comprendre le sens que les Autres attribuent au monde. D’autre part, cette « profonde expérience humaine », souvent solitaire, singulière et circonscrite dans l’espace et dans le temps, s’inscrit toujours dans un contexte plus vaste marqué par des enjeux, des clivages et parfois des conflits d’ordre politique. Historiquement et dans les différents contextes de terrain, les chercheurs ont incarné des différentes « figures de l’engagement » qu’on pourrait décrire selon un continuum qui va de l’élitisme au militantisme, d’une neutralité prétendue à une prise de position assumé et agie, de l’observation participante à la « participation observante », toujours à la recherche de la « bonne distance » entre « être dedans » et « être dehors », souvent dans une tension entre la dimension éthique et la dimension scientifique.
Dans les territoires urbanisés en transformation, les chercheurs de terrain – ainsi que d’autres scientifiques et professionnels – se retrouvent en plein coeur d’un champ de forces qui met en tension, et souvent en conflit, les pratiques, les représentations et les intérêts des différents acteurs de la ville contemporaine. Quelles « figures de l’engagement » se dégagent-t-elles dans ces contextes, du côté des chercheurs mais, aussi, des décideurs, des concepteurs et, bien sûr, des habitants ? Comment définir l’engagement de différents acteurs et, surtout, comment eux-mêmes le définissent-ils ? Quels rapports pouvons-nous cerner entre la production du savoir sur la ville en transformation et les manières dans lesquelles la transformation se réalise ? Pouvons-nous, chercheurs et professionnels de l’urbain, produire et transmettre des savoirs et savoirs-faire sur la ville qui soient indépendants mais, aussi, capables de contribuer à construire une ville plus juste, qui offre plus au plus grand nombre ?

Financeur : Ministère de la Culture Allocations Ethnologie de la France Coordination : Federica Gatta Date : (...)

Federica Gatta, Alessia de Biase (dir.)

(Contre)pouvoirs urbains ?

Une critique des dispositifs non-institutionnels de l’aménagement urbain dans les transformations du Nord-Est de la métropole parisienne

Ecole Doctorale : ED 395 MCSPP - Université Paris Ouest Nanterre La Défense Financement : Bourse Ethnologie de la France, (...)

Ioana Iosa

L’engouement pour le patrimoine : raisons, formes, imaginaires

Avis de soutenance d’Habilitation à Diriger des Recherches

Discipline : Urbanisme et Aménagement de l’espace, Université Paris Nanterre (ED 395) Date : 02 juin 2021 à 14h30 « en (...)

Manola Antonioli, Giulia Custodi, Mina Saidi-Sharouz

Espaces | Genrés Sexués Queer

Une exploration des dynamiques entre les espaces, les genres et les sexualités

Date : 19 et 20 octobre 2017 de 9h à 18h Lieu : ENSA Paris La Villette, 144 Avenue de Flandre et ENSA Paris Belleville, 60 (...)

Mina Saidi-Sharouz

Le Film comme « Forme-De-Vie »

Une expérience commune : Iran-France

Date : 18 mai 2017 Lieu : Musée de l’homme / Cité de l’Architecture et du Patrimoine Organisateurs : Barberine Feinberg ; (...)
in Faure E., Hernàndez-Gonzàlez E., Luxembourg C., La ville : quel genre ? L’espace public à l’épreuve du genre, Montreuil : Le (...)

Ferdinando Fava

Qui suis-je pour mes interlocuteurs ?

L’anthropologue, le terrain et les liens émergents

éditions l’Harmattan, 2015, 150 p