Lieu : Salle de séminaires du Laa, Département de Recherche, École Nationale Supérieure de Paris La Villette.
Horaire : 6 Lundi de 14h30 à 17h30

Les ateliers sont un moment d’échange entre des expériences différentes de recherche et de terrain sur des thèmes spécifiques qui concernent l’ethnographie, l’écriture..., ils ne sont jamais ni des présentations des avancements de la thèse (pour cela il y a le séminaire du LAA) ni des “corrections” de thèse. Ces rendez-vous sont nourris des lectures qui sortent de champs proches et plus fréquentés, et à chaque fois accompagnent et ponctuent le débat. Cette pratique sert pour activer ce qu’on appelle au Laa « métaphore scientifique », c’est à dire lire des livres très lointains des intérêts spécifiques à chacun pour nous obliger à ouvrir le regard scientifique. Savoir lire d’autres choses (autres disciplines, thématiques, genres…) et savoir les faire rimer avec les nôtres.

Le programme 2019-20

- 7/10/19 Séance 1 : thématisation, systématisation et analyse : comment je regarde mes données, je les trie, je les choisie ?.Quelle posture je tiens par rapport à mes données ? Comment généraliser ? Comment clôre mon terrain, faire le deuil de ses données, clôturer un chapitre
>> accompagnée par la lecture :
Article : Bruno Latour, “Les mille aventures de la connaissance objective”, préface à la traduction française du livre Objectivité de Lorraine Daston & Peter Galison, Presses du réel, Fabula, Dijon, 2012.

- 9/12/19 : Séance 2 : Travailler par le détails : comment articuler les echelles ? avoir à faire avec des strabismes…
>> accompagnée par la lecture :
Ouvrage : Albert Piette, 1996, Ethnographie de l’action. L’observation des détails. Paris : Metaillé

- 13/01/20 : Séance 3 : Des montages (invitée : Paola Berenstein Jacques) : Tâtonnements et bricolages autour du carnet de terrain et des entretiens...comment “monter” ces données ?
>> accompagnée par la lecture :
Ouvrage : Georges Didi-Huberman, Atlas ou le gai savoir inquiet. L’œil de l’histoire, 3, Paris : Les Éditions de Minuit, coll. « Paradoxe », 2011, 382 p

- 09/03/20 Séance 4 : Temps de l’objet, du terrain, de la thèse  : sur l’événement : le temps, la durée, la rupture, histoire au présent ; sur les saisons : les séquences, les périodes, les tendances ; . sur l’obsolescence et la vétusté des données : quel récit/ stratégie face à la transformation et la « surproduction/ hyperproduction » urbaine, le remplacement permanent, les principes du faire et du marché
>> accompagné par les lectures :
Article : E. Bloch, 1978, Héritage de notre temps, Paris : Payot
Article : Manuela Ivone Cunha, 1997, “Le temps suspendu. Rythmes et durées dans une prison portugaise”, Terrain :29
Article : Arlette Farge, 2002, “Penser et définir l’événement en histoire. Approche des situations et des acteurs sociaux*, Terrain : 38 >>

- 20/04/20 Séance 5 :Représenter  : sur les modèles et représentations, reflets et fabrications, que produisent ils, à l’intérieur de quelle histoire et pour quelle histoire, de quoi sont il le reflet. Comment et qu’est ce qu’ils fabriquent ?
>> accompagné par les lectures :

Ouvrage : Jack Goody (trad. Jean Bazin et Alban Bensa), 1979, La raison graphique. La domestication de la pensée sauvage, Paris, Les Éditions de Minuit, coll. « Le sens commun »

- 08/06/20 Séance 6 : de la place et du sens de la description : Que veut dire décrire ? Comment la description dialogue avec les autres scientifiques ? quel sens porte-elle ?
>> accompagné par les lectures : à confirmer
Ouvrage : Romain Bertrand, 2019, Le Détail du monde L’art perdu de la description de la nature, Paris:Seuil
ou
Ouvrage Eric Chauvier, 2011, Anthropologie de l’ordinaire. Une conversion du regard, Toulouse : Anacharsis