Nada Essid, Manola Antonioli (dir.)

Penser et fabriquer le territoire par la marche

Co-direction ED SHPT – Université Grenoble Alpes et ED 395
Ecole Doctorale : ED 395 - Espaces, temps, cultures – Université Paris Nanterre
Directeur : Manola Antonioli
Date : 2023 - 2026

La marche est aujourd’hui l’objet d’un regain d’intérêt. Convoquée chez des disciplines diverses, les auteurs l’évoquent sous des formes différentes mais reste moins discutée en tant que pratique de travail au niveau de la fabrique du territoire. Cette recherche examine spécifiquement des expériences de marches collectives. La déambulation physique étant précédée par une préparation et succédée par une extrapolation des enjeux abordés par les marcheurs, nous considérons ces étapes comme partie intégrante de la marche. À partir de ce cadre, cette thèse questionne comment la marche peut alimenter la pensée et la fabrication du territoire ?
La marche peut être envisagée pour accomplir des actions autres que le déplacement. Dans le but d’atteindre des finalités diverses, elle est explorée différemment en fonction des objectifs de ceux qui la mettent en place ; urbanistes, collectifs, artistes, acteurs publics, associations, etc. Celle-ci est apte à accomplir d’autres intentions d’actions, de modifier la manière dont on fait projet et de changer l’imaginaire répandu sur la notion de projet. La présence « sur terrain » aide le marcheur à donner de la valeur aux choses qu’il croise et qui ne sont pas visibles si le corps n’était pas présent. Il est en correspondance avec le milieu traversé, animé par un état d’écoute et d’attention. Cette pratique serait alors un moyen pour repenser les lieux de vies avec pour objectif de mettre en avant de nouveaux narratifs et récits. Ces aspects propres à la marche symbolisent une singularité de la démarche qui rompt avec les autres approches de l’urbanisme et s’inscrit plutôt dans une dynamique d’engagement. Néanmoins, suite à un effet de tendance, la marche subit une sorte de normalisation, ce qui pourrait mener au désengagement de certains acteurs.
Pour répondre à ces questionnements, l’enquête se portera sur un corpus de marches réalisées ou à venir dans trois contextes géographiques différents : Paris, Marseille et Grenoble. Ces terrains riches d’initiatives en lien avec la marche ont concouru au développement de ces territoires. Considérer la marche comme outil aurait pour intérêt de renouveler l’outillage de ceux et celles qui pensent et fabriquent le territoire.

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