
Face aux défis du changement climatique et de la raréfaction des ressources, l’enseignement de l’architecture doit intégrer des approches interdisciplinaires innovantes. Cette étude explore comment une pédagogie structurée autour du biomimétisme développe la pensée transversale chez les étudiants en architecture, dans le contexte des enjeux de durabilité à l’échelle urbaine.
S’appuyant sur une étude de cas qualitative menée auprès de 17 étudiants en quatrième année à la California Polytechnic State University, la recherche analyse des projets biomimétiques appliqués à l’infrastructure du Grand Paris Express. Le cadre analytique combine la taxonomie de Bloom, la méthodologie du Design Thinking et des indicateurs de créativité.
Les résultats montrent des progrès notables en pensée systémique : 71 % des projets atteignent des niveaux cognitifs supérieurs. Les étudiants ont réussi à intégrer des principes biologiques pour répondre à des problématiques de gestion de l’eau, de régulation thermique et d’optimisation spatiale. Néanmoins, 63 % des stratégies combinant inspirations végétales et animales n’ont pas abouti dans les projets finaux, révélant la nécessité d’un accompagnement pédagogique renforcé pour les approches multi-modèles.
Article en anglais

