Manola Antonioli, Maxim Geny, Brice Gruet, Gwen  Rouvillois, Mina  Saidi-Sharouz, Véronique Zamant

Enkomion, de l’éloge de la ville au marketing urbain : la question de la beauté dans la ville

Colloque en ligne

Dates : jeudi 5 et vendredi 6 novembre (9h30 - 18h)
En ligne

Argumentaire :
Parler de la beauté de la ville ou de la beauté dans la ville peut sembler étrange ou paradoxal. Le beau est volontiers rangé du côté du subjectif, du personnel, du goût de chacun et échapperait donc à toute catégorisation intellectuelle stable ou fiable. Cependant, depuis l’Antiquité, existent des discours et des pratiques qui mettent au cœur de leur logique l’idée du beau, de la beauté, de l’ornement. Les éloges de ville notamment ont fortement structuré l’identité de la ville antique, en particulier dans le monde gréco-romain, et le genre de l’encomium urbis va se métamorphoser à plusieurs reprises jusqu’à toucher les débuts de l’époque moderne. À côté de ces éloges et pourtraits de ville qui fleurissent à partir de la Renaissance, se façonne peu à peu une vision esthétisante de l’espace urbain. Entre ornement et aménagement, la question esthétique devient un instrument politique de premier ordre qui s’amplifie au fur et à mesure que la concurrence entre villes se renforcer, jusqu’à aboutir au « marketing urbain » et à la guerre de l’image entre communautés urbaines.

On pourrait enfin ajouter que, comme l’on parle de droit à la ville, on pourrait aussi parler de droit au beau paysage, car dans tous les discours et images produits autour de l’urbain, la question du « cadre de vie de qualité » fait partie des sujets qui orientent l’activité et les recherches d’acteurs publics ou privés. Le problème de la « belle » ville, ou de la beauté dans la ville – qui ne passe pas nécessairement par l’art, mais par tout un ensemble de pratiques paysagères – pose tout un ensemble de questions toujours actuelles, mais dont l’origine est parfois très lointaine.

Les approches développées lors de cette première journée pourraient se décliner ainsi :

Que veut dire une « belle » ville ? Qui peut le dire, selon quelles modalités et avec quelle légitimité ? Comment comprendre la beauté dans la ville ou de la ville ? Peut-on considérer la ville comme un simple objet esthétique et quels enjeux éthiques cette posture soulève-t-elle ? Quels sont les enjeux juridiques et/ou politiques liés à cette question de la beauté ? Comment faire dialoguer aujourd’hui cette notion de beauté avec les héritages du passé ?

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