
Les pratiques populaires d’auto-approvisionnement de logements ont été présentées à tort comme une exception dans les histoires canoniques de l’architecture et de l’urbanisme. Appuyé sur des expériences d’archive, de terrain et d’enseignement, on propose d’examiner une série d’hypothèses concernant des processus "informels" que, ayant configuré une bonne partie des périphéries urbaines tant dans les « Suds » qu’en Europe, ont restent largement invisibilisés. Ce séminaire soutiendra l’importance d’adopter un regard subalterne pour expliquer la fabrique de la ville.
Noel Manzano-Gómez est maître de conférences en licence et master d’architecture à l’Université Rey Juan Carlos (Madrid) et titulaire d’un sexennat de recherche (équivalent HDR). Formé en architecture (Valladolid) et en sociologie (Paris 8), il a soutenu un doctorat en histoire de l’urbanisme dans le cadre du programme Marie Curie UrbanHist (Bauhaus-Weimar/Valladolid), puis a été postdoctorant à l’ETSAM-UPM et au laboratoire Géographie-Cités. Ses recherches portent sur l’informalité résidentielle et le logement. Membre du projet MigraUrba (Université de Séville), il a publié dans Urban Studies ou Planning Perspectives et siège au comité de rédaction d’Espaces et Sociétés. Il a effectué des séjours de recherche à Rio de Janeiro, Paris et Lisbonne.
Département de la recherche de l’École nationale supérieure d’architecture de Paris La Villette (ENSAPLV)
23 rue des Ardennes
75019 Paris

