
Cette recherche doctorale interroge le rôle des cadres juridiques et des politiques publiques dans la préservation de l’identité architecturale et paysagère face aux transformations urbaines contemporaines. Elle s’intéresse plus particulièrement à la manière dont le patrimoine artistique, architectural et paysager participe à la construction de normes destinées à protéger la qualité et l’identité du cadre bâti.
À travers une approche comparative entre la France et le Liban, la recherche analyse deux contextes aux trajectoires historiques liées, mais caractérisés aujourd’hui par des dispositifs de protection et de gouvernance différents. Le modèle français, doté d’un ensemble structuré d’outils juridiques, patrimoniaux et paysagers, constitue un terrain de référence permettant d’interroger les limites et les possibilités d’adaptation de certains de ces mécanismes au contexte libanais. Croisant architecture, paysage, histoire de l’art et droit de l’urbanisme, la thèse s’appuie sur l’analyse des cadres réglementaires, des références artistiques et patrimoniales, ainsi que sur des études de cas et des entretiens avec les acteurs concernés.
L’objectif est de proposer les fondements d’un modèle de gouvernance de la qualité architecturale et paysagère adapté au Liban, capable de concilier la préservation de l’identité des territoires, la qualité du cadre bâti, les transformations urbaines contemporaines et les réalités sociales, culturelles et institutionnelles locales.

