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Recherches

Gouverner les équipements publics à l’heure de la sobriété foncier
Vers une écosophie urbaine des flux, des usages, et des bifurcations

2026-09-28T14:39:30Z

École doctorale : 395 Espaces, Temps, Cultures
Financement  : convention CIFRE avec PR’Optim, bureau d’études en programmation urbaine et architecturale.
Période : 2026-2029

Gouverner les équipements publics à l'heure de la sobriété foncier

Cette thèse interroge la manière dont les communes gouvernent les usages de leurs
équipements publics dans un contexte d’écologisation de l’action publique.
Le zéro artificialisation nette (ZAN), le décret tertiaire et les politiques d’adaptation climatique les conduisent à reconsidérer leur patrimoine bâti existant dans une optique de sobriété foncière. Ces équipements représentent un volume important d’actifs publics. Dans un contexte de frugalité foncière, les collectivités doivent imaginer des stratégies capables d’en augmenter la capacité d’usage, en accueillant d’autres activités, d’autres publics ou d’autres temporalités. Cette évolution pose une question centrale sur les conditions politiques, techniques et sociales qui permettent à un équipement communal de devenir plus ouvert, plus partagé et plus utile au territoire.
Derrière cette question se joue un enjeu métabolique. L’intensification des usages peut infléchir la trajectoire d’un territoire, ou rester une amélioration de la gestion courante qui laisse intactes les décisions de fond sur la production de l’espace urbain. La thèse mobilise l’écologie territoriale dans le sillage de Sabine Barles afin de relier les choix faits sur les équipements communaux aux ressources qu’ils mobilisent et aux dépendances matérielles qu’ils prolongent. La sociologie des instruments d’action publique de Pierre Lascoumes et Patrick Le Galès permet d’analyser les dispositifs qui rendent ces choix visibles et gouvernables. L’écosophie de Félix Guattari permet enfin de tenir ensemble les flux matériels, les rapports d’accès et les manières d’habiter un lieu public, en refusant de séparer leurs effets.